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Zone de Texte:     Château
      de la
 Roche Talbot

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La nature à 4 kilomètres

 de la ville...

Situé avant l’entrée du village en venant de Sablé, le domaine de la Roche Talbot s’est composé au cours du temps d’une chapelle, d’un colombier, de communs, d’un enclos, d’un logement, d’un jardin paysager, et de parties agricoles

 

Epoque de construction

15e siècle, 16e siècle (?), 2e moitié 18e siècle, 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle.

Maître d’œuvre inconnu

Historique

Logis construit au 15e ou 16e siècle, les baies datent de cette époque ; destruction partielle, surélévation, charpente, remaniement d' élévation entre 1766 et 1779 ; remaniement d' élévation, construction de la tour sur l' angle et de celle dans l' angle, voûte d' ogive ornée de sculpture à la fin du 19e siècle ; reconstruction partielle du corps en retour d' équerre au début du 1er quart du 20e siècle ; clôture, chapelle et colombier détruits après 1779 ; construction des parties agricoles et aménagement du jardin paysager à la fin du 19e siècle.

Description

Tour sur l' angle couverte d' un toit conique ; tour dans l' angle à toit polygonal ; auvent voûte d' ogives dans l' angle

gros œuvre

calcaire ; grès ; moellon ; appareil mixte ; enduit

Couverture

Ardoise. toit conique ; toit polygonal ; toit à longs pans ; croupe ; pignon couvert ; pignon découvert ; noue

On distingue dans le château trois périodes : murs et charpentes du XVe et XVIe siècle au centre, visibles sur les façades, insérées dans un corps de logis du XVIIIe siècle en bon état de conservation, et prolongés par d’importantes additions néo-gothiques.

Ces bâtiments s’ouvrent sur deux belles terrasses, l’une à l’Ouest face au village, l’autre au sud, face à la Sarthe.

 

 

Le château et la République

 

Le Comte Bertrand de Montalembert a été conseiller municipal de Souvigné durant de nombreuses années.

Son grand oncle, le Marquis Adelstan de Beauchesne en a été élu maire pour la première fois le 31 Mars 1895, et réélu pour la dernière fois le 19 Mai 1935, peu de temps avant sa mort, puisque son successeur, Léon Renou fût élu le 30 juin 1935. Soit un mandat de plus de quarante ans, qui peut laisser rêveur aujourd’hui.

Adelstan Guesdon de Beauchesne, (son nom complet) était un archéologue distingué, né à Paris le 15 mars 1851. Il fit des études sur Lassay (dont le château lui avait été légué par son grand père Narcisse Guesdon de Beauchesne), et Mayenne entre autres. C’est lui qui, au château de Lassay, fit disparaître les constructions de l'avant-cour et rétablit herses et pont-levis pour redonner au château son aspect primitif de forteresse. A sa mort en 1935, ce château est devenu la propriété de M Pierre de Montalembert, son petit-neveu, qui l'a cédé à son fils Arthus de Montalembert.

Il écrivit plusieurs ouvrages, entre autres un sur le domaine de la Roche-Talbot et un sur l’histoire du château et de la châtellenie d’Ambrières les Vallées.

L’arrière grand-père du Marquis Guesdon de Beauchesne, Etienne Le Monnier de Lorière a, lui aussi, été maire de Souvigné, au moins entre la fin de 1824 et juillet 1834. Ce fait qui n’a pas été facile à vérifier, (car seul le patronyme Lorière figure sur les registres de délibérations) est certifié par l’inscription qui se trouve gravée sur la cloche posée en 1834. (voir la page sur les cloches Souvigné en rubrique « Histoire (s) »)

Armes du Marquis Adelstan Guesdon de Beauchesne

d'azur, à 2 épées d'argent, les pointes en haut, mises en sautoir, surmontées de 3 roses d'or mises en chef.

 

Le château et l’Histoire

 

Forteresse relevant directement du Comte du Maine au XIIIe siècle.

On trouve ensuite, d’après Gilles Ménage, dans son Histoire de Sablé, comme Seigneurs de la Roche Talbot une famille noble du nom d’Anjou, qui serait descendue de quelque bâtard des comtes d’Anjou. Cette famille éteinte avant la fin du XVIe siècle portait « d’azur, à la bande d’Or ».

En 1448, Lorette d’Anjou, apporte la Roche Talbot à Bertrand de la Jaille, chambellan de René, comte d’Anjou et Roi de Sicile.

Bertrand de la Jaille fût inhumé en 1459, dans la chapelle Saint Roch de l’église de Souvigné. C’est lui, probablement, sous le nom de La Roche Talbot, que l’on voit au nombre des capitaines manceaux et angevins qui, en 1426, reprennent la ville du Mans, que tenaient les Anglais, commandés par Suffolck, et les forcent à se retirer dans le château. C’est lui que l’on voit encore, sous le même nom, au nombre des braves gentilshommes des deux provinces qui, en 1441, se portent au secours des habitants de Saint Denis d’Anjou, assiégés dans leur église par les anglais.

René d’Alençon, Comte du Perche, sera arrêté au château le 10 juillet 1481, sur ordre de Louis XI.

Charles VIII, Roi de France, y a séjourné du 21 août au 4 septembre 1488, au moment des négociations du « Traité de Sablé », aussi appelé « Traité du Verger ». Les pages « Histoire (s) » vous en diront plus sur ce sujet. Il y séjournera à nouveau le 30 août1491, probablement lorsqu’il se rendit à Nantes, recevoir le serment des habitants de cette ville, qui venait de lui être remise.

Longtemps abandonné, la Roche-Talbot devient en 1668 propriété des Montesson, dont la Marquise de Montesson, tante de Madame de Genlis et épouse morganatique* du Duc d’Orléans, qui fût marraine en 1764 au baptême de la cloche de Souvigné. (voir la page sur les cloches de Souvigné en rubrique « Histoire (s) »)

La Roche-Talbot fût vendue en 1777 au Comte de Fanning, qui reconstruisit le corps de logis et transforma l’aile Nord.

En 1823, le nouveau propriétaire, Edouard Le Monnier de Lorière, restaure le château . Son petit-fils, le Marquis de Beauchesne, construit la tour et l’aile en équerre en néo-gothique.avec l’architecte Pascal Vérité** de 1900 à 1906.